Le festival OFFF vient de se terminer. Trois jours de conférences plus ou moins intéressantes, ou l’on pouvait voir des graphistes, réalisateurs, musiciens et codeurs de talent, venus des quatres coins du monde, tout comme le public, pour présenter leurs travaux, showreels, expériences et techniques sous la Grande Halle de la Vilette : Petit résumé partiel du festival, avec ses temps forts et ses gros #fail.

1er jour : Arrivé à 16h, bien bien en retard mais pile poil pour la conférence des Bazooka et Neville Brody, qui ressemblait plus une petite causette autour des travaux des deux français, défilant à toute vitesse sur les écrans géants.
Les deux Bazooka se sont montrés digne de l’étiquette de French Punk Design Legends dixit le flyer, où l’art de lâcher un bon gros » La pub c’est de la merde » devant tout le monde, applaudit timidement par la moitié de la salle, pas très réactive à l’humour français.

Le diaporama est toujours aussi speed, pas de pause, mais les Bazooka sont venu là pour rentrer dans le lard, pousser la gueulante contre la morosité créative actuelle : « c’est pas dans la pub qu’on va faire de l’art choquant et novateur… Quand le monde va mal, c’est une chance pour l’art, donc là, en ce moment avec la crise, c’est parfait ! « .
J’ai bien aimé le moment où Loulou des Bazooka, en ironisant sur les visiteurs dont les billets et les voyages avaient été pris en charge par leurs agences, lâche un petit : » Why are you here ? To be the best graphic designers and keep working for your agency ? Or to do the Graphic Revolution ? Hein ? « . Lien vers la conférence
Fin du massacre, on attend tous la conférence de Wooster Collective, le blog incontournable sur le street art, avec le couple fondateur Marc et Sara Schiller, venu nous exposer avec beaucoup de passion leur vision du street art, les différentes motivations qui animent les artistes, photos à l’appui.

A la question : » Qu’est ce qui motive l’art de rue ? « , ils proposent trois réponses :
1- To beautify ugly spaces
2-To make a statement about the proliferation of advertissing
3-to use public space as mass media
Or quote simple, its to make people smile :)
On peut trouver une ancienne conférence par ici, moins classe que celle d’aujourd’hui, mais identique, sauf qu’ils sont assis.
Il devait y avoir une conférence des H5, le collectif français réalisateur de Logorama, mais les grèves les ont cloué chez eux, mais on me dit dans l’oreillette qu’en fait, ils se sont embrouillés entre eux depuis l’Oscar du meilleur court métrage…
2eme jour : Arrivé a 16h, histoire de changer, j’ai manqué la conférence des Knife Party, qui passaient présenter le court métrage Coalition Of the Willing, un très joli travail d’animation sur le réchauffement climatique, dont je découvre le résultat en même temps que vous :
http://www.vimeo.com/12772935
Autre conférence très intéressante du collectif SosoLimited, mélange entre datavisualisation, language et gestuelle. On peut trouver une vidéo montrant leurs travaux sur youtube. Enfin des gens qui nous parlent d’un travail, d’une démarche et pas seulement d’un showreel…
3eme jour : Tout le monde est impatient de voir les génériques ! Julien Vallé qui est venu nous montrer son travail, qu’on connait tous, mais aussi quelques conseils sur l’importance de l’expérimentation comme méthode de travail. Il nous a montré à tous son inventivité avec le générique de présentation des sponsors que voici :
J’ai bien aimé le côté décalé de la vidéo, très simple et à la fois compliqué. Dommage qu’on ai pas pu voir le making-of. Mais en tout cas, un très bonne conférence pour une fois…
Vincent Moon, réalisateur de clip « concerts à emporter », pour ceux qui connaissaient pas est lui aussi venu nous montrer toute sa passion pour la musique, de sa vie de nomade à la recherche de musiciens…

avec notamment ce petit clip de Tomi Lebrero, réalisé à Buenos Aires :
Interlude auto-promo avec le responsable du festival qui vient nous vendre son bouquin spécial 10 ans, avec un Joshua Davis shooté au Red Bull sur scène.
Pour clôturer ce festival, c’est The Mill, l’agence de VFX new-yorkaise qui vient montrer le générique du festival tant attendu, et super décevant je trouve :
Trois making-of plus tard, à la base de » So exiting, so crazy « , Les Mill sont venu enfoncer le clou avec la dernière pub pour Nike, Write the Future, qu’on a déjà tous vu, mais c’est pas grâve, on te la montre quand même. Avec making-of et chiffres sur le nombre de personne qu’il a fallu pour détourer les cheveux et créer les 15 000 spectateurs du stade… Ca sentait l’auto-promotion à plein nez, et c’était super chiant… Cris dans la salle et applaudissement à la fin du spot… Si c’était ca le climax du festival, et ben ca vallait pas le coup…
Pour résumer, malgré mon absentéisme matinal durant les trois jours du festival OFFF, tout ceci m’a semblé un peu trop plat… Je pensais qu’on allait voir, toucher, entendre des trucs de dingue, mais en fait, c’est plutôt un résumé de mes flux RSS des derniers mois… Si vous passez un peu de temps sur les blogs, vous avez vu 90% du festival avant tout le monde…C’est bien dommage de payer 80€ pour un t-shirt, un catalogue et quelques conférences… ca m’avait l’air bien mieux de l’extérieur… wait and see le prochain OFFF.
On trouve aussi d’autres articles sur le festival ici et là
Tout commentaire est la bienvenue !

Subscribe


























